Mathieu Toulza Dubonnet a connu deux vies de champion et deux vies d'entrepreneur. En 1989, il crée sa première entreprise dans l'industrie vestimentaire. Il a 24 ans et cinq titres nationaux de judo à son actif. "J'ai arrêté la compétition quand j'ai su que je ne pourrais pas devenir champion du monde."
Ce bourreau de travail investit alors toute son énergie dans le développement de son entreprise. Un échec: sous-capitalisée, celle-ci connaît de graves difficultés et laisse son créateur "sur la paille"...
"C'était une réussite marketing et commerciale, mais je n'avais pas les reins assez solides pour en financer le développement", résume-t-il.
Il ne jette pas l'éponge pour autant:
"Un sportif de haut niveau doit savoir encaisser les coups et rebondir, tout comme un dirigeant d'entreprise."
Pour retrouver sa confiance ébréchée, l'ex-judoka se remet à la compétition sportive en 1992, mais en changeant de discipline. Ce sera le kung-fu, cette fois.
Cinq titres de champion de France plus tard, l'infatigable athlète repart à la conquête du monde des affaires en créant MTD Finance, une entreprise de conseil en gestion de patrimoine:
"Cette reconversion ne doit rien au hasard. J'ai suivi une formation de fiscaliste et fait du conseil en tant qu'indépendant pendant quatre ans, avant de me lancer."
Ses adieux au sport de haut niveau se feront un an plus tard:
le temps de décrocher un dernier titre de champion d'Europe en 1998, et Mathieu Toulza Dubonnet peut enfin quitter l'arène. Enfin, pas tout à fait. Le p-dg de MTD Finance n'hésite pas à recruter ses collaborateurs dans les rangs des athlètes: sur ses 22 salariés, quatre sont d'anciens judokas, à commencer par son directeur commercial.
...afin de mieux comprendre la trajectoire de cette entreprise de 1997 à ce jour...