patrimoine

Vive Julius et Juillet, la période estivale 2010 arrive comme un ballon d’oxygène, permettant à l’organe économique mondial de retrouver son souffle, que l’on choisisse d’appeler cet organe G20, G8 ou tout simplement qu’on l’appelle par le nom d’une partie de celui-ci… : France.
 
En effet, conformément à ce qu’elle redoutait, l’organisation économique mondiale, connaît son « double dip » (la réplique de la crise précédente).
Cette réplique n’est pas survenue là où on l’attendait, elle a, cette fois, été la conséquence du surendettement des Etats, et a engendré la défiance des marchés ; ceux-ci ont douté de la capacité de certains Etats à honorer leurs engagements. Derrière cette évaluation négative des marchés, est sous tendu un autre postulat : celui selon lequel le modèle social d’un certain Etat providence, financé à crédit, aurait vécu…
 
Ces causes qui sont en même temps du registre de « l’Analyse fondamentale » et de l’affectif ont actuellement pour conséquence de précipiter les liquidités vers les actifs sécurisants, les valeurs refuges comme l’or ou l’immobilier. Quant à la « pierre », cela est d’autant plus vrai lorsque le « Droit de la propriété immobilière » des Etats en question est respecté, et que les valorisations de cet actif patrimonial restent cohérentes.
Pour ce qui est de notre singulier pays dont le G20 nous rappelle qu’il est la 5ème puissance mondiale, il est, au-delà de sa récente et pitoyable déroute « footballistique », confronté à des problèmes bien plus préoccupants …
 
En effet, la France est, par excellence, un des pays où est né le principe de l’Etat providence, grâce auquel la devise républicaine à pu longtemps afficher sans se dédire son « sacré » triptyque « liberté, égalité, fraternité ».
Au nom de l’égalité et de la fraternité, la redistribution devait permettre de ne laisser personne sur le bord du chemin, ni les trop jeunes, ni les trop peu formés, ni les malades, ni les chômeurs, ni les « vieux », ni les « trop vieux » et ce… En 1945, c’était sans compter sur une évolution démographique spectaculaire qui… en 2010 rebattrait toutes les cartes…
 
Nous sommes ici au cœur de la problématique sociale : « la gestion des impératifs contradictoires », car il est en effet urgent de choisir une voie entre le creusement des déficits, en maintenant l’Etat providence et le rétablissement des comptes publiques, en ne redistribuant que le seul fruit de la production…, non « les intérêts de la dette ».

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